Bonjour Montréal

Il est 15h00. Après quelques huit heures d’avion passé les genoux sous le menton, me voici enfin arrivé à Montréal. Je fais donc parti d’un groupe d’une trentaine de designers de tous bords : designers produits, designers textiles, designers urbains… Un school-bus nous récupère sur le parvis de l’aéroport, direction l’hôtel. Sur la route, nous découvrons le Montréal Ville du design, mais aussi et surtout ville en totale reconstruction et évolution… des chantiers à perte de vues aux abords de la ville. Nous pénétrons dans la vieille ville et nous voilà arrivé à notre hôtel, Le Roberval (nom en hommage à un seigneur… Carcassonnais, un audois ça ne s’invente pas).

Je partagerais ma chambre avec Quentin, un designer parisien qui interviendra lors d’une conférence sur la cartographie sensible comme outil de diagnostic du territoire. De quoi voir et sentir différemment notre expérience de déplacement en milieu urbain.

Après avoir pris nos quartiers, nous partons en petit groupe boire un verre dans une brasserie  du coin, LA CAGE (en référence aux cages de hockey). Ici on baigne dans la testostérone avec une dizaine d’écrans qui diffusent non-stop du match de football version US et du hockey sur glace. Nous dégustons une bonne bière brassée à Montréal puis picorons une spécialité locale nommée la Poutine. Rien à voir avec Vladimir, il s’agit d’un plat sorti de derrière les fagots : des frites avec du cheddar fondu et une sauce à base de viande et… je ne sais trop quoi.

Il est 21h00 passée, heure locale, nous décidons de rentrer histoire de se poser un peu… le décalage nous a claqué. Sur le retour nous croisons un taxi qui arbore fièrement le mot “bonjour”. Une métaphore qui tombe comme un message de bienvenue, le Québec semble être une petite France, avec des français, bien éduqué, poli et accueillant.